Élément explosif, la réforme prévoit « la fermeture » des principaux régimes spéciaux. Hormis certains petits régimes (marins, Opéra de Paris, Comédie-Française), tous les grands autres (les industries gazières et électriques, la RATP, soit environ 185 000 salariés sous statut), ou encore les clercs de notaires seront concernés par la fameuse clause du grand-père, déjà effective à la SNCF depuis 2020 (selon le « Pacte ferroviaire » de 2018). Et au plus vite : à partir du 1er septembre 2023, les nouvelles recrues seront affiliées au régime général de retraite si la loi passe. Une extinction à terme de ces régimes. Pour l’exécutif, « L’existence de ces régimes spéciaux de retraite n’apparaît plus justifiée au regard des principes d’équité et d’universalité au cœur de notre modèle social. » Une provocation pour FO : « C’est une atteinte inadmissible au contrat social. Si les électriciens et les gaziers ont eu un statut calqué sur la fonction publique, ce n’est pas pour rien : ils assurent une mission de service public fondamentale », martèle Alain André, secrétaire général de la fédération FO-Énergie et Mines.

Et ce n’est pas tout.

Lire l’article de Ariane Dupré, L’Info Militante;

Lire également l’article : Les régimes spéciaux, pionniers des retraites de Christophe Chiclet de L’Info Militante.