Un accord limité à la façade de labels
Le 26 juin 2025, le syndicat FO Agriculture a participé au comité de suivi de l’accord sur l’égalité professionnelle et la diversité. Si des avancées sont reconnues, nous regrettons que les débats se soient focalisés sur les labels plutôt que sur les réalités du terrain.
Le point sur les actions
L’administration a dressé un bilan positif :
- 80 % des actions sont en cours.
- 50 % des mesures sont déjà réalisées.
- 1/3 des mesures sont finalisées pour chaque axe.
Cependant, FO Agriculture déplore que les documents aient été transmis trop tard, empêchant une analyse sérieuse.
Un recentrage sur les labels
Une grande partie des discussions a tourné autour du renouvellement des labels Égalité et Diversité. L’administration, très satisfaite de cette double labellisation, y voit un levier d’attractivité.
Si les labels sont utiles, selon FO Agriculture, ils ne peuvent se substituer à une politique concrète pour les agents. Le syndicat salue toutefois le fait que cette labellisation s’étende à l’enseignement technique agricole, espérant que cela mettra en lumière les dysfonctionnements dans certains établissements.
Les points de vigilance
FO Agriculture a soulevé plusieurs préoccupations :
- Kit d’information : le syndicat a insisté pour que le kit pour signaler les violences et discriminations soit disponible dans tous les établissements publics locaux (EPL). L’administration assure qu’il sera bientôt finalisé et diffusé.
- Formations MENTOR : FO Agriculture a alerté sur le fait que les agents doivent suivre ces formations en parallèle de leur activité professionnelle, ce qui en réduit l’efficacité.
Un nouveau groupe de travail va être mis en place pour aborder les motifs de signalement les plus fréquents (handicap, activité syndicale, âge, orientation sexuelle, état de santé).
L’inclusivité, bien au-delà du point médian
Le syndicat a dénoncé une affiche de l’INFOMA rédigée exclusivement au masculin. L’administration a reconnu l’erreur et s’est engagée à féminiser ses supports.
FO Agriculture a rappelé que la féminisation du langage ne se résume pas à l’usage du point médian. C’est une démarche plus globale qui inclut le choix des mots et la valorisation des fonctions occupées par les femmes, pour les rendre plus visibles.
