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CSA de l’administration centrale du 14 octobre 2026 : des échanges de qualité, mais des réponses encore insuffisantes

20 octobre 2026 | Actions FOA, CSA Admin. Centrale, Dialogue social et CSA

CSA de l’administration centrale : des échanges de qualité, mais des réponses encore insuffisantes

Le CSA de l’administration centrale du 14 octobre 2026 était le dernier de ce mandat avant les prochaines élections professionnelles. Plusieurs sujets importants ont été examinés : réorganisation de la DGPE, réforme de la communication de l’État, effectifs, recrutements, rémunérations, formation et conditions de travail.
Pour FO Agriculture, les échanges ont été de qualité, mais plusieurs préoccupations persistent : manque de données détaillées, absence d’études d’impact et réponses encore insuffisantes sur les conséquences concrètes des évolutions engagées pour les agents.

Organisation de la DGPE : des changements qui restent à objectiver

L’administration présente les évolutions des textes encadrant la DGPE comme une mise à jour de l’organisation existante, sans création de nouvelles missions ni modification annoncée des fiches de poste.

FO Agriculture regrette l’absence d’une étude d’impact documentée, d’organigrammes comparatifs et d’éléments permettant d’apprécier les effets réels sur les missions, la répartition du travail et les conditions de travail. Le rattachement de la délégation aux entreprises agroalimentaires (DMEA), les changements de dénomination de certains bureaux et la place accordée aux missions de développement durable soulèvent également des questions. Lors du vote, FO Agriculture s’est abstenue, faute de disposer de tous les éléments nécessaires à un avis pleinement éclairé.

Réforme de la communication de l’État : quelle place pour le ministère ?

La réforme vise à renforcer la coordination interministérielle et à rationaliser les dépenses de communication. FO Agriculture reste attentive aux conséquences de ces orientations sur l’organisation des services, les missions des agents et les moyens réellement disponibles. La recherche de gains d’efficacité ne peut se substituer à une évaluation des conséquences concrètes sur le travail.

Bilan RH : des recrutements en baisse et une contractualisation en hausse

Le taux d’emplois pourvus en administration centrale passe de 79 % à 90 %. Mais cette amélioration doit être relativisée : le nombre d’emplois ouverts diminue de 480 à 272, tandis que le nombre d’emplois pourvus passe de 372 à 246.

La part des titulaires dans les effectifs recule également, de 73,3 % en 2024 à 70,8 % en 2025. Par ailleurs, environ 42,5 % des agents ont plus de 50 ans, ce qui renforce les enjeux de renouvellement des effectifs et de transmission des compétences. FO Agriculture demande des données plus complètes pour analyser les évolutions des effectifs, des promotions et des rémunérations.

CIA et régimes indemnitaires : davantage de transparence est nécessaire

FO Agriculture juge insuffisantes les données présentées sur le complément indemnitaire annuel (CIA). Les agents doivent pouvoir comprendre les critères de modulation et les écarts constatés, notamment lorsque des appréciations professionnelles favorables ne semblent pas se traduire par le niveau de CIA attendu.
FO demande une ventilation plus précise des montants versés, tout en respectant la confidentialité des situations individuelles. L’administration indique qu’un complément de présentation pourrait être étudié, sans engagement ferme à ce stade.

Formation : mieux suivre les besoins et les résultats

L’administration souhaite développer l’offre de formation sans augmenter le budget consacré, notamment en renforçant les dispositifs internes. Les demandes de préparation aux concours et examens professionnels ont augmenté de plus de 30 % en trois ans.
FO Agriculture interroge également le maintien des formations consacrées à la charge de travail et à la charge mentale, ainsi que le suivi des formations obligatoires. Elle souligne enfin que des taux de satisfaction très élevés ne suffisent pas, à eux seuls, à mesurer l’utilité des formations ni à identifier les besoins non couverts.

Conditions de travail et outils numériques : des réponses attendues

Plusieurs questions concrètes ont été abordées : relocalisation temporaire du CGAAER pendant les travaux immobiliers, protection contre les fortes chaleurs, formation à l’intelligence artificielle, signature électronique et dématérialisation des dossiers individuels via GAUdDI.

FO Agriculture a également demandé une revalorisation de l’indemnité d’astreinte du service du numérique, de 25 à 75 euros. L’administration estime qu’une augmentation n’est pas envisageable dans le budget actuel.
Concernant la part variable des agents contractuels du numérique, aucune erreur générale de calcul n’est reconnue à ce stade, mais l’administration accepte d’examiner les situations individuelles qui lui seront transmises.

Un dialogue social qui doit s’appuyer sur des données complètes

Pour FO Agriculture, ce dernier CSA AC du mandat confirme plusieurs difficultés récurrentes : des dossiers soumis au vote sans analyse suffisante de leurs impacts, l’absence de bilans sociaux annuels complets et des questions essentielles renvoyées aux échanges de fin de séance.

La qualité du dialogue ne peut se mesurer uniquement à la tenue des réunions. Elle suppose que les représentants des personnels disposent des informations nécessaires pour analyser les projets, évaluer leurs conséquences et défendre les agents.

FO Agriculture continuera à porter ces exigences : davantage de transparence, des données fiables, des moyens adaptés et une prise en compte réelle des conditions de travail.