Crises, conditions de travail et réorganisations, FO Agriculture demande des garanties
À l’occasion du CSA ministériel du 23 septembre 2026, FO Agriculture a placé cette réunion dans le contexte de la mobilisation du 29 septembre et des difficultés auxquelles sont confrontés les agents du MAASA.
Un été marqué par l’urgence climatique
Canicules, sécheresse et incendies ont fortement marqué l’été 2026. Dans l’Enseignement agricole comme dans les services, ces conditions ont également pesé sur les agents et leurs conditions de travail.
Dans le même temps, les services du ministère sont chargés de mettre en œuvre les dispositifs d’urgence destinés aux exploitations agricoles. FO Agriculture salue l’engagement des personnels, mais refuse que cette mobilisation devienne une variable d’ajustement permanente.
Concernant notamment le plan CASI (Climat Adaptation Sécheresse Incendies), FO Agriculture demande des consignes claires sur les dérogations exceptionnelles aux procédures et la protection juridique des agents, ainsi que le report des autres échéances pour les services concernés.
Toujours plus de missions, toujours moins de marges
FO Agriculture alerte sur l’accumulation des réorganisations, délégations, restructurations et situations de crise.
La gestion des emplois dédiés à la dermatose nodulaire contagieuse bovine pose notamment la question des effectifs disponibles dans les structures. FO Agriculture dénonce également les incertitudes liées au transfert des agents FEADER au 1er janvier 2027 et demande la garantie du maintien de leur rémunération, y compris indemnitaire.
Enseignement agricole : des conditions de rentrée toujours difficiles
La rentrée 2026 a été perturbée par les cyberattaques et les difficultés informatiques. FO Agriculture alerte également sur l’utilisation imposée des téléphones personnels par les agents et demande une compensation financière ou une solution technique alternative.
Les fortes chaleurs continuent par ailleurs de dégrader les conditions d’exercice dans certains établissements.
FO Agriculture dénonce également une nouvelle réduction de 15 % du volume du Pacte enseignant et réaffirme sa demande d’augmentations salariales sans travail supplémentaire. La situation des contractuels de l’enseignement technique, qui n’auraient pas bénéficié des revalorisations accordées dans d’autres services, doit également être clarifiée.
Faire face aux crises tout en réduisant les dépenses ?
FO Agriculture conteste une logique consistant à demander aux agents de répondre à des crises toujours plus nombreuses tout en réduisant leurs marges de manœuvre.
La question des rémunérations est également posée. FO Agriculture demande notamment des explications sur la baisse du CIA signalée par plusieurs agents en 2026 et sur les parts variables perçues par certains contractuels de catégorie A.
Des pratiques managériales à corriger
FO Agriculture fait enfin état de remontées de terrain concernant des pratiques managériales fondées davantage sur le contrôle et la suspicion que sur la confiance et le dialogue.
Les questions liées aux horaires, aux arrêts maladie, aux temps de repas, aux frais de déplacement ou encore aux cycles de travail doivent être examinées dans le respect des droits des agents et des situations individuelles.
Pour FO Agriculture, l’autorité hiérarchique ne peut être durablement légitime que si elle repose sur l’écoute, l’exemplarité et la reconnaissance du travail accompli.
Les agents ne doivent pas être la variable d’ajustement
Face aux crises climatiques, aux restructurations, aux contraintes budgétaires et à l’évolution des missions, FO Agriculture demande que les conditions de travail, les moyens et les droits des personnels soient réellement pris en compte.
L’engagement des agents ne peut pas servir à compenser durablement l’insuffisance des moyens et l’accumulation des contraintes.
