FO Agriculture tire la sonnette d’alarme !
La réforme de la Police Sanitaire Unique (PSU) chaotique et inefficace
Malgré l’ambition de moderniser les contrôles sanitaires, la délégation de missions à des opérateurs privés engendre de nombreux dysfonctionnements et une baisse des objectifs d’inspections.
Échec des objectifs et manque de moyens
Les inspections prévues en remise directe ont été revues à la baisse (de 25 000 à 17 000 en 2025), et l’objectif d’augmentation des contrôles dans les établissements agréés n’a pas été atteint. Le Plan de Surveillance et des Contrôles (PSPC) n’était réalisé qu’à 35% au 30 juin 2025. La formation insuffisante des délégataires et les outils informatiques défaillants (RESYTAL, DEDAL) accaparent les agents des DDecPP, les éloignant de leurs missions principales. De plus, la forte proportion d’inspections nécessitant un suivi administratif et judiciaire surcharge ces services, déjà sous-dotés en personnel, sans garantie d’obtention des 60 ETP demandés.Appel à un réajustement urgent
FO Agriculture dénonce une réforme mal encadrée et sans moyens suffisants qui nuit aux agents et au service public. Le syndicat exige un réajustement rapide et profond, incluant une meilleure gouvernance, la sécurisation des moyens humains et techniques, la correction des outils numériques, une programmation réaliste des missions et une clarification juridique des responsabilités. Un dialogue social renforcé est également réclamé pour suivre le déploiement de la PSU.
